Le nouveau Dossier Médical Partagé

Le nouveau Dossier Médical Partagé

Le décret d’application de la loi de Santé du 26 janvier 2016 relatif au dossier médical partagé a été publié le 5 juillet au JO.

Cette nouvelle monture relance le Dossier Médical Personnel qui devient le Dossier Médical Partagé. Une plateforme sera mise en ligne par l’Assurance Maladie pour la fin de l’année 2016 à destination de l’ensemble des assurés. L’ouverture de son dossier ne nécessitera plus l’intervention d’un médecin, mais une demande sur son compte Ameli.fr ou depuis une borne informatique d’une agence.

L’objectif est de permettre un meilleur partage d’information dans le cadre notamment du suivi des maladies chroniques. Il ne remplace pas le logiciel métier du médecin.

Ce dossier contiendra les données relatives à la prévention, à l’état de santé et au suivi social et médico-social que les professionnels de santé estiment devoir être partagées afin de servir la coordination, la qualité et la continuité des soins, y compris en urgence :

  • les état des vaccinations,
  • les synthèses médicales,
  • les lettres de liaison,
  • les comptes rendus de biologie médicale, d’examens d’imagerie médicale, d’actes diagnostiques et thérapeutiques,
  • les traitements prescrits.

Ces informations devront être versées dans le dossier médical partagé le jour de la consultation, de l’examen ou de son résultat, à l’origine de leur production et au plus tard le jour de la sortie du patient après une hospitalisation. Les établissements de santé apprécierons cette nouvelle exigence.

On y retrouvera également des informations relatives :

  • à la dispensation des médicaments
  • au don d’organes ou de tissus
  • aux données consignées par l’assuré lui-même
  • aux coordonnées des représentants légaux, de la personne de confiance, des proches à prévenir en cas d’urgence, du médecin traitant.
  • plus de détails dans le décret

Le titulaire du dossier pourra décider d’interdire l’accès aux professionnels de santé de son choix à l’exception de son médecin traitant.

DMP: la Cnil vigilante sur la sécurisation du dispositif et les modalités de recueil du consentement (Ticsante.com)

http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/medecins/votre-caisse-manche/vous-informer/le-dossier-medical-personnel-dmp_manche.php

 

Pourquoi l’empowerment permis par la e-santé va bouleverser le paradigme du système de santé ? – JDN

Pourquoi l’empowerment permis par la e-santé va bouleverser le paradigme du système de santé ? – JDN

Disruption, ubérisation et maintenant blockchain ont contribué à questionner les piliers d’airain de systèmes, économiques, technologiques ou administratifs, que d’aucuns appréhendaient comme intangibles. La santé apparaît aujourd’hui comme le nouvel espace à conquérir et à disrupter.

Là où Apple se limite pour l’heure à la sphère des applications et de l’IoT, avec l’Apple Watch, IBM entend appliquer les potentialités de l’intelligence artificielle (IA) au secteur médical. Avec Watson, un programme informatique d’IA, IBM s’est ouvert la porte des hôpitaux, et s’avère être un puissant outil d’aide à la décision pour les praticiens.

http://www.journaldunet.com/economie/expert/64975/pourquoi-l-empowerment-permis-par-la-e-sante-va-bouleverser-le-paradigme-du-systeme-de-sante.shtml

Sécurité des SI de santé : état normatif ou la fin annoncée du bricolage

Sécurité des SI de santé : état normatif ou la fin annoncée du bricolage

Article de Cédric Cartau, auteur notamment du livre La sécurité du système d’information des établissements de santé – Mai 2012 – Presse de L’EHESP

Je ne peux pas m’empêcher de trouver, dans les dernières déclarations de la ministre, Marisol Touraine, la continuité de cette mouvance : « Considérant que “la sécurité est la condition sine qua non de la confiance et de l’acceptabilité de l’innovation”, Marisol Touraine a annoncé la publication d’un “plan d’action sur la sécurisation des systèmes d’information en santé”, qualifié d’“élément essentiel de la continuité et de la sécurité des soins”[2]. »

http://www.dsih.fr/article/2074/securite-des-si-de-sante-etat-normatif-ou-la-fin-annoncee-du-bricolage.html

Mon Bilan Sport Santé

Mon Bilan Sport Santé

logohomembss

L’initiative « MonBilanSportSanté » vise à proposer aux médecins un outil gratuit permettant de faciliter la réalisation d’un bilan de santé et sécuriser la prescription d’une activité physique.

https://monbilansportsante.fr

Fonctionnement

Avant de prendre rendez-vous avec un médecin partenaire, le patient remplit un questionnaire anonyme sur le site monbilansportsante, il reçoit en retour une attestation avec un numéro unique. Ce dernier permettra au médecin de retrouver les informations saisies.

Le médecin effectuera ensuite un examen préventif conforme aux recommandations de la société française de médecine de l’exercice et du sport, et reportera les résultats dans l’outil.

Une synthèse et différents supports structurées lui seront ensuite proposés, qu’il pourra éditer.

Retrouvez sur la vidéo ci-dessous, le tutoriel à destination des médecins, pour préparer le bilan.

 

Foire aux questions

 

Phase opérationnelle – OIIS – ARS – octobre 2015

Phase opérationnelle – OIIS – ARS – octobre 2015

L’ARS pilote le programme OCÉAN INDIEN INNOVATION SANTE OIIS. Il rentre dans sa phase opération depuis octobre 2015 . Il s’accompagne d’un changement de nom, auparavant projet PLEXUS OI et d’un financement de 19 million d’euros.

Ce programme doit permettre au travers d’organisations et d’outils innovants de favoriser l’accès à la prevention, à la coordination des parcours de soin , et l’autonomie des patients pour les  maladies chroniques : diabètes, accident vasculaire cérébrale, insuffisance rénale et cardiaque chroniques. La Reunion est l’une des régions de France ou la population est fortement touchée par certaines de ces maladies chroniques.

Sources :

MOOC initiation à la e-santé

MOOC initiation à la e-santé

L’association FORMATIC Santé propose depuis 2015, un MOOC (Massive Open Online Course, cours en ligne ouvert) gratuit sur le thème de l’e-santé. Il s’adresse tout d’abord aux professionnels de la santé

Prochaine session en 2017, http://mooc-esante.org

Programme de 2016 :

Module 1 – Enjeux et domaines de la e-santé
Les enjeux de la e-santé
Les différents domaines et champs de la e-santé
La place des usages dans le système d’information de santé
Les référentiels de compétences numériques santé

Module 2 – Usagers et structures de santé à l’heure du numérique
Les données de santé  – Les droits des usagers
Ethique des usages des applications e-santé
Programmes Hôpital Numérique & Territoires de soins numériques

Module 3 – L’information numérique au service de la santé
La qualité et l’évaluation des sites d’information en santé
La  recherche d’informations santé
Le numérique au service de l’information de santé
Apports du numérique à l’éducation thérapeutique des patients
Usages des réseaux sociaux en santé

Module 4 – Communication, collaboration et coordination avec le numérique
Les messageries sécurisées de santé
Les logiciels métiers
Le Dossier Patient Informatisé
Le DMP. Dossier Médical Personnel et Partagé
Les parcours patients

Module 5 – Télémédecine et santé mobile
Introduction à la télémédecine
Principales applications en télémédecine : téléexpertise, téléconsultation, télésurveillance…
Usage des applications mobiles et des objets connectés au service de la santé

 

Withings et Doctolib s’intéressent aux déserts médicaux

Withings et Doctolib s’intéressent aux déserts médicaux

Withings ( société française qui développe des objets connectés ) et Doctolib ( plateforme de prise de RDV en ligne) ont croisé trois types de données : le nombre de médecins généralistes par département, le délai d’attebte moyen et les données anonymisées des utilisateurs Withings de poids et de tension.

Résultat : Les zones qui ont potentiellement le plus besoin de soins manquent de médecins généralistes.

Source :

Recommander un objet connecté ou une application de santé : le casse-tête des professionnels de santé

Recommander un objet connecté ou une application de santé : le casse-tête des professionnels de santé

Conférence e-santé 2016 – 26 janvier 2016
http://www.ccmbenchmark.com/conference/911-e-sante-2016

Table ronde sur « Recommander un objet connecté ou une application de santé : le casse-tête des professionnels de santé.

Le site ticsante.com retrace ce débat :

Le médecin se retrouve en l’absence d’évaluation et de labellisation de ces outils, dans l’impossibilité juridique de conseiller son patient. Cependant, il engage sa responsabilité médicale si il prend connaissance de données de santé « alarmante ». Ces solutions bouleverseront aussi l’organisation du travail des professionnels de santé, qui devront alors gérer une quantité importante de données hors du cadre de la consultation (QUID de la rémunération)

Plus d’info sur http://www.ticsante.com/les-medecins-mefiants-a-l-idee-de-recommander-une-application-ou-un-objet-connecte-NS_2857.html

 

Smart Data dans la santé

Smart Data dans la santé

Le smart Data, que l’on pourrait traduire par données intelligentes, est une nouvelle approche du traitement des données, consistant à extraire de l’immense masse de données procurée par le big data les informations les plus pertinentes.

La difficulté est de disposer d’un grand nombre de données pertinentes et relativement fiables. L’analyse des recherches les plus fréquentes sur les moteurs de recherche, donne une tendance des préoccupations des internautes. Cependant, la recherche du mot « grippe » n’implique pas que l’on soit touché par la grippe…

Il est nécessaire de faire des croissements avec des données qui ne soient plus anonymisées, ou partiellement, pour redonner du sens, et ce dans le respect de la législation… Dans le domaine de la santé, les symptômes et le contexte (Age, IMC, antécédents) sont importants pour donner une évaluation plus précise.

La collecte de ses informations sur des plateformes ouvertes, à grande échelle, et anonymisée, pourrait permettre de faire ressortir des informations utiles pour la prise de décision des professionnels de santé, ou des patients.

On pourrait ainsi imaginer des applications d’aide aux diagnostiques qui à partir d’une base de connaissance issue des données recueillies, et la saisie du profil du patient (age, sexe, imc, antécedant ) proposer des recommandations.

Pour aller plus loin :

http://www.zeblogsante.com/des-big-datas-aux-smart-datas-en-sante